archive de 2008

Il faudrait que ça ne reste pas au dedans
Comme une étincelle humide sans bruit
S’échapper s’en revenir, sans un souvenir
Et caresser la froideur qu’il traine autour

Trancher les rayures de la peau
Ronger le bout du bout des doigts
Comme cela résonnera encore
Le manque d’air, le manque de toi

Moi, toi, comme le bout qui se déchire
Comme trop vieux trop oublié
La solitude le désespoir sacré
S’en lécher les cicatrices et pire

Et les murs sont bien trop plats
Alors on s’y cogne, on ne peut pas
Et s’effleurer les bribes d’images
Où le miroir, le pire des cauchemars

Un bruit sourd, le jour, la nuit
La pluie qui m’aime, le pue qui traine
La chair qui suinte, les os crispés
Et son visage et mon reflet

Il faudrait que ça ne reste pas au dedans
Comme l’encre qui n’en coulera pas
S’échapper s’en revenir, sans ton souvenir
Et effleurer le temps, le temps qu’il reste

revameditee

Catégories : Poésies