archive de 2011…

C’est sombre et humide, doux mais amère
Quand viens le silence et ces quelques bribes
Le choix des mots n’est autre qu’évident
Mais ont-ils raison d’être si personne pour

Une crainte d’y penser trop fort et de gaspiller
Et soudain le souffle des coupés, mutilés
Que faire d’autre si ce n’est que de laisser
S’évaporer la lueur du goût à peine léché

Si savoir regretter ce qui n’a été, rouge
Atre délaissé, la chaleur d’une peau
Chaude, d’une chair abandonnée, s’humilié
Et s’enflammer, sucer, manger les braises

Sauras tu seulement déguster aux aurores
La belle Hélène et Mélancolie, femmes
Mots et maux osés mal, hommes
De ce qui ne serra à jamais les seuls

Abandonnés comme morts nés
Et sa danse infernal jusqu’au petit
Poussez fort loin les miettes les lettres
De ce qui n’existera pas d’être trop

Regrettés

revameditee

Catégories : Poésies