Nous pourrions encore courir longtemps,
Des chemins tracés dans la boue,
Se fracasser les cailloux, la tête et l’âme,
À ne plus savoir respirer sans paniquer,
À l’aube de l’automne j’y crois encore.

Je tourne en rond dans chaque pièce,
La maison vide, les yeux clos d’amour,
Et parfois nous croyons voir la lueur,
Sortir la tête de la carapace et respirer,
Entrevoir un sourire dans le miroir.

Nous savons que les murs ne protègent plus,
L’ignorance ou la fuite n’est plus une option,
Il faudrait laisser passer la lumière,
À travers la faille qui s’est créer et ne jamais
Plus s’en éloigner, tapes et tapes encore.

Nous sentirions cette chaleur tendre,
D’une étreinte qui semblerait trop longue,
Si peu, encore, j’essaie toujours,
Est-ce de la folie ou un signe d’espoir,
Mélancolie, insomnie, et ton sourire.

J’ai laissé la porte ouverte tous les jours,
Je n’attends plus derrière que tu arrives,
Il n’y a plus de besoin et plus de manque,
Il reste l’envie et moi, frustrée, endormie,
À chercher encore du plaisir ici et là.

C’est la nuit qui s’entoure de mon manteau,
Douceur, chaleur, tendresse et mon sourire,
Ne serra plus jamais un imposteur, tu l’as dit,
J’ai essayé d’être nous, j’ai bien essayé souvent,
Un message venu de loin, proche du cœur du monde.

Et nous nous réveillerions les mains dans les mains,
Avec un souvenir sucré de nos âmes emmêlées,
La lumière, les rires et ta bouche qui m’entraîne,
Au pays des désirs, à la sueur de nos corps,
Et s’ouvrir les yeux, encore une fois, d’un rêve oublié.

revameditee

Catégories : Poésies