Je vous vois sourire parfois, la tête penchée,
Cinq centimètres à côté,
Pour m’esquiver le regard, c’est élégant,
Ça m’a manqué.
À vous imaginer un geste meilleur,
Qui vous mènerais vous battre sans douleur,
Le regard dans le vide, votre silence,
Comme espoir,
J’en deviens dingue de vous, j’avoue.

Vous étiez comme un instant arrêté, la voie lactée,
J’aurais aimé un peu plus près,
Comme par hasard,
Vous rencontrez, et laisser le parfum de vous dans le creux,
De ma main, vous caresser, le temp d’un temp,
Se délecter.

De vous à moi la vie semble ailleurs, et parfois j’imagine,
J’abandonne,
La bataille de mon corps, mon cœur, mon âme,
Me semble parfois sans goût, ni espoir, si,
Par-delà les temps vous ne posez pas votre regard.

Madame, vous passiez par ici, admirez donc,
Ma mélancolie,
La tristesse d’une vie tremblante, sur le fil,
Si aucun dieu ne daigne jeter un œil.

Sauriez-vous dans un instant, vous détourner,
Vous redresser la tête, me regarder, m’admirer,
Et si je suis un guerrier qu’en est -il de vous ?
Pourrais-je avoir l’honneur de me battre,
À votre cœur,
Et séduire votre corps, pour un instant,
S’aimer, le temps d’une nuit ou deux.
Et repartir, cinq centimètres à côté,
N’imaginez n’avoir été.

revameditee

Catégories : Poésies