Ce que tu laisses trainer derrière toi,
Comme un parfum d’habitude, ton silence m’étripe,
J’entends ta voix grave entrecoupé
De tes sursauts de rire qui s’éteignent
Comment pourrait on ne jamais te regarder,
Te débattre avec agilité dans ce monde,
Ta tristesse en avant, tes bras en arrières.

Tu t’éloigne de quelques pas indiscrets,
Est-ce que tu sais vraiment ou tu vas ?
Je te ramène un peu près de moi,
C’est comme une danse, sombre et en secret,
De toi à moi et de moi à toi, j’aimerais bien,
Te serrer contre mon corps et te consoler.
Sentir ta peau qui tremble encore,
Le frisson dans ma nuque et ton regard,
Sombre, en retrait et amère.

Comment je peux encore,
Passer ma journée à faire semblant,
De ne pas penser à toi doucement
Dans un murmure ça n’a pas de sens,
Et tu repars dans la nuit qui t’appartient.

revameditee

Catégories : Poésies