La nuit te va bien, le corps calme, l’âme énervée,
C’est là que je te vois, les yeux fermés,
Allongée ici, dans mon lit, sans sourire,
Je me suis dit que tu pourrais partir.

Je n’avais pas prévu d’y revenir un jour,
Je te vois, tes cheveux mouillés, ton velours.
Et quand tu pinces tes lèvres pour réfléchir,
Le temps s’arrête comme pour te revêtir.

Je n’ai plus peur de faire semblant,
J’hésite encore à m’habiller de blanc,
J’imagine tes jambes enlacées,
Entre les miennes, pour te réchauffer.

SI je laisse de la place à l’espoir,
C’est que je le sais, dans le noir,
Tu peux toujours esquiver et te faire mal,
J’ai appris qu’abandonner n’est pas original.

J’irais encore chercher un peu plus loin,
Trouver ton âme, c’est drôlement malin,
Dans les gravats de tes murs détruits,
Et compter tout ceux que tu as reconstruits.

revameditee

Catégories : Poésies