Je veux m’allonger dans la boue, sous la pluie,
Percer mes yeux d’une goutte de non-larme,
Pour une fois oublier que j’espérais que la vie naît (n’est) que de lumière.
Tu me dis de revenir à ma bulle, tu sais comme c’est fragile, une bulle.
Tu crois qu’elle est faite de quoi ?
J’aimerais tellement qu’elle soit faite de tes bras.

Je sais que je dois tirer le trait, le trait qui efface, celui qui annule, qui fait croire que c’était une erreur, pas le trait d’union, comme c’est étrange un trait d’union…

Est-ce que je dois gommer aussi la lueur qui m’a fait croire qu’un jour cette femme, me prendrais dans ses bras, différemment ?

Que tu me prendrais dans tes bras, en te sentant libérée, libérée comme devrait l’être toutes les femmes, parce qu’elles font tourner le monde, parce qu’elles sont l’unique beauté qu’on ne peut pas comprendre, parce que briller, tu le fais déjà.

Si j’écris c’est que je ne sais pas parler, tu le sais, parce que j’aime trop le silence, le silence d’entendre ton souffle, le silence qui parle pour moi, quand mon cœur sursaute en mon torse.

Quand je pleure le soir, que je tremble d’imaginer abandonner,
Pourquoi j’ai si mal ? pourquoi je n’y arrive pas ?
Je me rends compte que tout ça ce n’est pas pour moi,
Et pourtant, j’aime tant te regarder chanter.

Je vis l’illusion de toi, ton âme dans un corps oublié,
Parfois tu me tends la main, parfois tu t’en vas,
Et tu reviens le soir, tu t’allonge contre moi,
Je suis le roi, j’aime ça,
Être ton roi.

Je n’ai pas besoin de couronne,
Ta main sur mon ventre, ta tête contre mon sein,
Ça me suffit, tu as froid, et ma main sur toi.
Que tu t’endormes sans douleur.
Et moi je pleure, de ta beauté, de ta vie que tu me confie là,
Quand tu es contre moi.

revameditee

Catégories : Poésies