C’est de ne pas avoir été là quand ton regard était vide,
Ne pas avoir cru pouvoir te tenir la main chaleureusement,
T’avoir laissé sur le bord le temps d’un temps disparut,
Et avoir les bribes de toi par les oiseaux migrateurs.

J’ai longtemps patienté avant de regarder l’heure,
Patience, calme, tristesse, attendre où tu m’aurais voulu,
C’est moi qui prenais un autre chemin, mais plus jamais tu n’attends,
Et j’ai glissé en écartant les roseaux, vers ton chemin, timide.

Est-ce que ces déesses ont pu te sauver ? et ton cœur a continué de battre ?
Comment tu aurais pu y survivre un jour de plus, en danger,
À chaque seconde dans le noir de la forêt ?
Je n’ai pas vu ce que je n’ai pas compris.

Le soir je glisse pour te retrouver dans mon esprit,
Dis-moi est-ce que se serrait fatale si je t’implorais ?
J’ai les murs dressés comme mensonge, et,
Ta peau sucrée, douce, ton corps albâtre.

J’y vais de pas en pas vers ce que je ne sais pas,
J’espère trouver ce qui fait briller ton âme,
Parce qu’être toi doit être douloureux,
Que d’aimer trop en excès et te brûler.

Tu le sais, il ne s’agira pas que d’éjaculer,
J’aimerais bien réveiller l’amoureux,
Oublier tout ce qui nous tue et le drame,
D’avoir survécu une nuit de plus et s’aimer.

Catégories : Poésies