Déshabille ton cœur s’il ne veut pas de moi,
Je ne poserais pas le genou à terre devant lui,
J’ai beaucoup pensé à nous à travers la pluie,
Mille bonheurs envieux de ne pas être à moi.

Ce tremblement du monde face à notre orage,
Ces regards méfiants du monstre qu’on crée,
Ce barbare terrifiant dans l’ombre, tombes et,
Diablement immonde, mais tu sais que j’ai la rage.

Je pourrais abandonner plutôt que tu me vois pleurer,
Je masque les larmes de ce que je laisse disparaître,
Thorax en flammes de mon non-mieux-être,
Aller s’apprivoiser aussitôt que je te vois m’oublier.

Tu me demandes peut-être qui va dominer ?
J’aime ton goût sucré des odeurs au bout des doigts,
Un coup de langue sur ma laideur et je te bois,
En forme d’amande, mal-être et laminé.

Ce n’est pas si simple d’oublier qu’on est,
Parce qu’être là c’est n’être qu’avec toi,
Parce qu’être las, c’est n’être que moi,
Et ne pas sourire aux masques qu’on est.

Ça fuse, ça percute comme un danger,
Être plus forte et pouvoir te porter,
T’ouvrir la porte et te laisser entrer,
Ça use cette lutte, comme ton baiser.

Je reste debout face à ta nudité sacrée,
J’aime ce jeu de nos doigts emmêlés,
Est-ce que « je » te vois te rebeller,
Un bout de corde que tu as trop serré.

Et si ce n’est que de laisser aller nos mains,
Vers nos cœurs sans tout faire exploser,
En douceur et sans nous tourmenter,
Aller voir ce baiser et notre lendemain.

Catégories : Poésies