C’est la vie qui traine là au bord de l’eau,
Si tu brilles déchaîne toi hors du beau,
J’ai imaginé mille fois ce qu’on deviendra,
Mais tu sais, une fois, nous, on s’en ira.

Quand je marche sur le rebord souriant comme une enfant,
Nos balafres sur le corps, suppliant comme des mendiants,
Qu’on nous donne un peu d’espoir et la liberté,
Qu’on nous pardonne trop peu, d’avoir trop aimé.

Je suis passée ici et là et toi tu suis mes pas,
J’ai aimé ici et, las, de toi qui n’étais pas,
Il reste du brouillard au fond de l’âme,
Un geste au miroir, une image qui se fane.

Quoi de mieux que la simplicité d’un instant,
D’être au milieu, l’éternité, ton regard grisant,
Aucune souffrance, le vide remplit d’amour,
De mon errance, surgit un chant d’atours.

Si je te vois c’est moi que je crois,
Si je te crois c’est moi que je vois,
Et j’ai l’espoir qu’un jour tu souriras,
Dans ma mémoire, ce qu’on deviendra.

Catégories : Poésies