Il y a cet endroit qu’on créer de notre présence à deux,
Un sourire maladroit, jusqu’à notre révérence des yeux,
D’un lieu qui n’existe que là où on ne l’attend pas,
À pas électriques, tes doigts, comme mon combat.

À nos rendez-vous du corps qui prennent en otage,
À nos sans-tabou de mort qui sèment notre orage,
De nos âmes s’enlacent nos mains, ton regard amoureux,
Et nos drames s’effacent demain, ton départ douloureux.

J’esquive le monde comme on trompe l’enfant innocent,
Vertige pudibond du corp, immonde, d’en être affolant,
De ma laideur de mes entrailles, rouge, grimaçante,
Et la pudeur suintante des entailles, qui coule, menaçante.

C’est l’acide de mes veines qui pourrait éteindre ta flamme,
Et ma fatigue terrienne qui voudrait étreindre ton âme,
Si je vais bien, c’est d’être à deux, se griffer, s’avaler mais,
Tu le sais, rien n’est plus douloureux que d’aimer qu’à moitié.

J’ai encore peur de te ronger, de détruire ton beau sourire,
Le monstre pour te dévorer, désobéir et tout déconstruire,
Redevenir primitive serrait la récompense de mon ennuie,
Reprend de ma salive, vient, on s’aime, on danse au bout de la nuit.

Catégories : Poésies