C’est dans un rayon de soleil qu’on voit la tristesse du monde,
Au-devant les maillons du ciel dont on croit l’ivresse immonde,
Et dire qu’on espère encore me voir sourire sous la pluie,
Pâlir d’ombre, en ton corps, te mouvoir et lécher ma vie.

C’est tout de même infernal cette danse sensuelle,
De nous, caresses en rafales, ta langue sexuelle,
Qu’on laisse disparaître pour mieux revenir avec le sourire,
Qu’on trouve la cachette au lieu d’un soupir et s’ouvrir.

J’ai laissé passer ton corps à côté et ne pas y croire,
Délaissé la petite mort et ne plus jamais te boire,
Un regard en arrière sans oublier qu’on avance à l’envers,
Un égard de travers dans l’oubli et l’absence en enfer.

Et si j’ai abandonné sans vouloir encore me battre,
J’ai fini désarmée sans savoir, mon corps ringard,
Ces larmes qui rongent la peau au goût d’acide,
Des âmes qui rôdent, c’est beau, ça m’fascine.

Ma gourmandise n’a donc aucune limite,
Tout détruire, sans rancune et sadique,
J’ai dégusté tout ton désir, lové sans rougir,
Et s’en aller dans un soupir orné de nos sourires.

Catégories : Poésies