Je les garderais toujours
Au creux des reins, au creux des seins
Ces douceurs de mes passions
Au fond de l’âme, au bord de la bouche
La langue garde la mémoire
Des frissons de chaque baiser
La violence des au revoir
Même si doucement je les ai hurlés
J’en ai pleuré des secondes en millier
De la brulure des peaux évadées
Le souvenir du présent qui n’est
Jamais assez
De tes ongles ancrés
Des fleurs d’espoir gaspillées
Des photos de tes sourires étourdis
Des cheveux à grignoter
Mes yeux dans ta folie
Ta léchure qui brûle ma peau
S’éparpiller dans des dangers
Se sentir en liberté
La lueur du vide irisé
Revenir et doucement s’échapper
Avec la faiblesse d’un cœur fêlé
De ce monde qui se délecte
De me dévorer
