02.02.2026
02.02.2026

02.02.2026

Je les garderais toujours
Au creux des reins, au creux des seins
Ces douceurs de mes passions
Au fond de l’âme, au bord de la bouche

La langue garde la mémoire
Des frissons de chaque baiser
La violence des au revoir
Même si doucement je les ai hurlés

J’en ai pleuré des secondes en millier
De la brulure des peaux évadées
Le souvenir du présent qui n’est

Jamais assez

De tes ongles ancrés
Des fleurs d’espoir gaspillées
Des photos de tes sourires étourdis
Des cheveux à grignoter

Mes yeux dans ta folie
Ta léchure qui brûle ma peau
S’éparpiller dans des dangers
Se sentir en liberté

La lueur du vide irisé
Revenir et doucement s’échapper
Avec la faiblesse d’un cœur fêlé
De ce monde qui se délecte

De me dévorer